Bulletin des assurances n°34

Editorial: Des pas vers le tout numérique

Bulletin publié le 11/04/2016

Après trente-trois numéros passés sous les descendantes des créations de Gutenberg, père de l’impression moderne, le « Bulletin des assurances », plus ancienne des publications du Conseil national des assurances (CNA), passe dorénavant au tout numérique.

En effet, le numéro que notre aimable lectorat a sous les yeux est le précurseur d’une ère qui voit le support papier céder encore de son vieil espace hégémonique pour laisser place à davantage de numérique, d’électronique et de digital.

L’espoir est grand de voir, étape par étape, le marché national aller de plus en plus vers le tout numérique, à commencer par les déclarations de sinistres et d’autres volets de la relation-client afin que puissent, d’ores et déjà, être améliorés les délais de remboursement, véritable talon d’Achille du secteur avec l’insuffisance d’innovation et d’offensive commerciale des sociétés d’assurances. Pourtant, ce n’est pas la volonté qui manque au niveau de certains acteurs parmi les 24 compagnies du marché national, tous types d’assurances confondus.

A l’heure où le monde se dirige vers les transactions scripturales, les échanges cash continuent de peser sérieusement sur l’activité économique et financière du pays. Y remédier a été au centre des préoccupations des pouvoirs publics lors des dernières années, notamment des derniers mois.

Dans une certaine mesure, l’opération de bancarisation pour laquelle campagne a été menée, depuis 2015, s’inscrit dans cette logique de modernisation du système financier national, longtemps resté quasiment à l’état rudimentaire des transactions post-troc. Le roc des transactions passe, désormais, en mode TIC. Du moins théoriquement car, le plus gros des acteurs économiques n’est pas encore parvenu au e-paiement et, autre utilisation, des cartes interbancaires.

Le secteur des assurances n’est pas en reste. Ses efforts restent à l’image des autres acteurs économiques. Il peut aller de l’avant et participer activement au développement économique du pays. S’il réussit, évidemment, ses principaux paris.