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Qu'est ce que cette assurance |
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L’assurance contre les risques de catastrophes naturelles est un produit
d’assurance de type économique à caractère obligatoire.
Elle est instituée par l’ordonnance
03-12 du 26/08/2003
(JORA
n°52 de 2003)
et ses textes d’application DE 04-268 à
04-272 (
JORA n°55 de 2004) qui définissent l’obligation, les
conditions de souscription et les modalités d’indemnisation.
La garantie et l’obligation :
C’est une assurance de biens et non de personnes. Elle couvre contre les
dommages directs subis par les biens suite à une catastrophe naturelle
(un événement naturel d’intensité anormale déclaré comme tel par les
pouvoirs publics). Elle concerne deux sortes de biens :
-
les biens immobiliers construits en Algérie (immeubles, constructions
individuelles, bâtiments à usage professionnel) ;
-
les installations industrielles et commerciales y compris leur contenu
c'est-à-dire les biens immobiliers ainsi que les équipements, matériels,
marchandises et autres biens contenus .
Sont tenues à l’obligation deux catégories de personnes :
L’obligation concerne aussi les assureurs qui sont tenus d’offrir cette
garantie aux catégories citées.
Sont
exclus de l’obligation d’assurance :
-
les récoltes non engrangées, les cultures, les sols et le cheptel vif
hors bâtiment ;
-
les corps de véhicules aériens et maritimes ainsi que les marchandises
transportées ;
-
les constructions et les activités industrielles et commerciales
réalisées ou pratiquées en violation de la réglementation en vigueur
après 2003.
Quatre évènements sont garantis par cette assurance :
-
les tremblements de terre ;
-
les
inondations et coulées de boue ;
-
les tempêtes et vents violents ;
-
les
mouvements de terrain.
L’indemnisation
intervient dans les conditions suivantes :
-
Uniquement
dans le cas d’une catastrophe déclarée comme telle par arrêté conjoint
des ministères de l’Intérieur et des Finances,qui précise la nature de
la ou des catastrophe(s),la date de survenance et les communes
concernées.
-
L’assureur désigne un expert pour évaluer les dommages
dans un rapport à remettre à l’assureur dans un délai qui ne peut
excéder trois mois, à compter de la date de la catastrophe. Tout
dépassement de ce délai autorise l’assuré à réclamer des dommages et
intérêts. L’assuré peut également demander une contre-expertise si les
conclusions de l’expert, requis par l’assureur, lui paraissent
contestables. Si le désaccord persiste, un troisième expert est désigné
à l’amiable ou par voie judiciaire.
-
L’assureur doit verser à l’assuré le montant de l’indemnisation due dans
un délai ne dépassant pas trois mois, à compter de la date de remise du
rapport d’expertise. Soit au total ne pas dépasser six mois à compter de
la date de publication de la déclaration de l’état de catastrophe.
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Tarification et niveau de garantie :
Comme
pour toute assurance obligatoire, la tarification est
fixée par arrêté du Ministère des Finances. La prime à payer est
calculée par application aux capitaux assurés d’un taux de prime.
Les
capitaux assurés sont déterminés ainsi :
-
Pour les biens immobiliers, le capital assuré correspond
à la somme déclarée par l’assuré sans que cette somme soit inférieure au
produit de la superficie du bien avec le coût normatif au mètre carré ;
-
Pour les installations industrielles et commerciales les
capitaux assurés sont déterminés à dire d’expert à la valeur de
reconstruction pour les constructions, à la valeur de remplacement pour
les équipements et à la valeur vénale pour les marchandises.
Le
taux de prime à appliquer varie en fonction :
-
du risque sismique apprécié par zone sismique (les cinq
zones du RPA 99 vers. 2003 : 0, 1, 2, 2a ,2b et 3) et de la conformité
aux règles parasismiques (construction conforme aux règles parasismiques
du RPA 99 vers. 2003 ; construction conforme aux règles antérieures ;
construction non conforme)
-
d’une appréciation des autres risques (exposition et
vulnérabilité de la construction).
Pour
apprécier les risques, l’assureur se fonde sur les données dont il
dispose, la visite du risque par un expert pour les risques
importants et la déclaration de l’assuré.
Une
pénalité de 20% de la prime ainsi calculée est appliquée aux
constructions et aux installations industrielles et commerciales non
régulièrement enregistrées avant 2003.
En
matière de niveau de garantie, la distinction est à faire entre :
-
les biens immobiliers garantis à 80% de la valeur assurée
avec une franchise (part de la valeur du sinistre que l’assuré supporte
lui-même) de 2% et un minimum de 30.000DA ;
-
les installations industrielles ou commerciales pour
lesquelles la garantie est de 50% de la valeur assurée avec une
franchise de 10% du sinistre.
Contrôle et sanctions :
L’attestation d’assurance portant la garantie obligatoire « catastrophe
naturelle » est exigée
-
par les notaires en particulier au moment des
transactions, de transfert ou de location des biens assujettis à
l’obligation ;
-
par l’administration fiscale lors des déclarations
fiscales ;
-
par tous ceux qui ont intérêt à la couverture du bien
considéré, en particulier les banques…
Le non
respect de l’obligation est sanctionné par :
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