Actualité | nouveaux produits d’assurances (non obligatoires)ou la difficulté de leur pénétration sur le marché |
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| 28-12-2009 | |||||||||||
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Introduction Il existe trois (03) grandes branches de lassurance, à savoir : - Lassurance dommage aux biens ; celle-ci garantie une indemnisation de lassuré en cas de survenance dun dommage couvert contractuellement. - Lassurance des responsabilité ; elle garantie lindemnisation de tiers ayant subi des dommages du fait de la responsabilité civile de lassuré. Lassuré se protège contre les poursuites quil pourrait encourir du fait dactes engageant sa responsabilité civile (non pénale). - Lassurance des personnes ; elle indemnise lassuré ou la personne désignée contractuellement en cas de survenance dun évènement touchant la personne : maladie, décès ou autres évènements divers de la vie heureux ou malheureux (mariage, études supérieures, hadj ). Les assurances de personnes, notamment les assurances-vie, qui savèrent actuellement comme des créneaux dépargne privilégiés dans les économies développées1, peuvent devenir un véritable gisement de collecte de ressources financières dans le marché national, à condition que soient mis en place lensemble des mécanismes incitatifs à leur développement et lever les multiples contraintes qui empêchent leur épanouissement. Le marché des assurances en Algérie demeure adossé essentiellement aux assurances obligatoires en général et à celles de produits non vie en particulier2. Doù la difficulté de pénétration des nouveaux produits dassurances (non obligatoires) sur le marché algérien. Les professionnels de lassurance nont pas réussi à développer une assurance basée sur de lépargne volontaire et qui se traduirait par une souscription plus grande des polices facultatives. Cette situation est largement à lorigine de la faiblesse du taux de pénétration de lassurance3 qui traduit en réalité linsuffisance de couverture du patrimoine national.
Parmi les inconvénients endogènes et exogènes du secteur des assurances ci-dessus énumérés, certains méritent plus dattention et dapprofondissement : ▪ La déficience en matière de communication : La communication na pas été le point fort des compagnies dassurance par le passé, et demeure à nos jours le talon dAchille de son organisation. La conséquence de cette situation fut la diffusion dun sentiment largement partagé dincompréhension de la fonction « assurance », perçue comme une parafiscalité par le public. Ce comportement, induit par le sentiment général que lassurance est dabord là pour « lever » des primes, et non pour financer la prise en charge des risques et daccompagner le développement. Aussi, le développement dune vision client, a pour objectif la satisfaction et la fidélisation du client. Ceci devrait devenir lélément de base de toute politique stratégique de développement. Ainsi, lécoute client ne consiste pas à adopter une attitude passive, ou à enregistrer les doléances des consommateurs, mais, il faudrait plutôt entretenir une action basée sur la disponibilité de lentreprise à écouter, comprendre et répondre à une attente provenant du client par le dialogue. Le choix de la Communication Marketing Intégrée (CMI) est tout indiqué dans cette approche. Celle-ci a pour objectif un meilleur retour sur les dépenses de communication en mettant en uvre une stratégie sur une architecture de canaux différents fonctionnant en synergie et véhiculant des messages cohérents. La CMI est orientée vers les clients et déterminée principalement par des données chiffrées sur les clients, leurs perceptions et leurs comportements. Etant donné quune publicité de grande envergure est très coûteuse, les compagnies dassurance algériennes devraient engager des actions de publicité collectives à leffet daugmenter la taille du marché par la stimulation de la souscription dassurance. Cest le meilleur moyen daméliorer limage de lassurance auprès du public et de montrer son utilité socio-économique. Depuis lavènement de lordonnance 95-07, les compagnies dassurances existantes ont commencé à changer leur comportement : Recours au sponsoring de manifestations culturelles et sportives, une plus grande présence en matière de publicité dimage de marque, une distribution par le biais du réseau privé dagents généraux et de courtiers etc.. Néanmoins, rien nindique que ces compagnies ont recouru à des instruments modernes du marketing naient véritablement élaboré des stratégies marketing de positionnement et de développement. En effet, il nous semble quaucune compagnie nait eu recours à de véritables études de marché, à des études de comportement en matière de consommation dassurance. 5 Or, la stratégie marketing sappuie fondamentalement sur ce type détudes pour la détermination du segment de marché ciblé par chaque produit et partant, pour la conception dun positionnement qui permet à la compagnie de se présenter différemment que les concurrents sur un même marché. Pour bien réussir dans un environnement concurrentiel, la compagnie doit sorganiser pour orienter sa réflexion vers la satisfaction des besoins de la clientèle dans le cadre dune stratégie marketing basée sur la connaissance la plus grande et la plus détaillée de lenvironnement, sur la connaissance la plus étroite du marché ainsi que sur lévaluation la plus sérieuse de la concurrence. Ainsi, lentreprise pourra mettre en marche sa stratégie marketing au moyen dactions sur le produit, sur le prix, sur la distribution et sur la communication. ▪ La faiblesse de la distribution et les limites des réseaux actuels : La compagnie doit définir sa politique de distribution. A travers quel réseau de distribution elle va vendre son produit ? Cette question doit être posée pour chaque produit individuellement. La politique de distribution doit tenir compte des habitudes de souscription des assurés, du choix fait par les prescripteurs dassurance parfois, de la qualification professionnelle pour le produit déterminé et du coût de la distribution. En fait, aucune politique de distribution na été élaborée dans ce sens; les compagnies se sont contentées dêtre en conformité avec la loi, en agréant des agents généraux et en signant des protocoles daccord avec les courtiers. Ainsi, le passage des affaires des agences intégrées aux agences privées qui ont plus datouts de vente génèrent une diminution du rendement du réseau intégré, ce qui peut provoquer, à plus ou moins long terme, des déficits difficilement supportables. La dynamisation de la distribution suppose aussi détudier lopportunité du développement de nouvelles formes de distribution, exemple la distribution en ligne via Internet, nos compagnies dassurance ne peuvent se soustraire à cette évolution ni lignorer. La tendance mondiale étant orientée dans ce sens, dans un futur très proche elle sera pour nos compagnies dassurance, une question de survie. Linformatisation des produits dassurance permettra non seulement une meilleure maîtrise des produits et de la gestion qui entoure les produits, ce qui rendra le travail plus simple aux gestionnaires ; et permettra surtout dassurer un meilleur service à la clientèle, un meilleur suivi dans le temps et dans lespace des dossiers. Il existe aussi dautres formes de distribution de lassurance à ne négliger, par le biais des grandes surfaces, à travers les agences de voyages ; les banques et le porte à porte etc. Lintégration de la prévention est un élément important de la politique de produit dans le cadre dune stratégie marketing orientée vers la satisfaction des besoins des assurables , tant il est vrai que lintérêt de tous réside dans la réduction, voire lélimination du risque de survenance du sinistre. ▪ La carence en matière de formation et labsence dinnovation sur toute la chaîne de valeurs de lassurance : Il existe une faiblesse dans la formation du personnel employé aux seins des compagnies dassurances et plus précisément la force de vente des produits (la non maîtrise du produit et de sa tarification ; relation avec le client ; capacité de conseiller sur le choix des garanties, sur les mesures de prévention à prendre ; lorienter pour tirer profit des rabais et des bonus prévus par les tarifs). Ainsi, leffectif total formé ou en formation en 2007 représente 17% de leffectif salarié total. La dépense totale en formation pour lannée 2007 est de 95 111 milliers de DA, une nette évolution par rapport à 2006 (50 180 milliers de DA). Le ratio dépense de formation /masse salariale) a atteint 1,73% en 2007, il se situait à 1,14% en 2006. Daprès les ratios ci-dessus mentionnés, concernant la formation au seindes entreprises dassurance, bien quils aient enregistré une petite amélioration par rapport aux années précédentes, ils restent faibles, aussi, dans ce contexte, les Cies dassurances affichent des efforts différenciés.6 Aussi, elle doit être perçue par lentreprise comme un investissement enrichissant son potentiel humain et est intégrée, à ce titre, dans sa stratégie, au même niveau que la conquête dun marché, le renouveau dun produit, linvestissement dans la recherche et le développement. Lassistance,7 est un exemple concret dinnovation qui devrait inspirer les autres acteurs du secteur. Celle-ci, sous toutes ses formes, devient plus quun simple service, une nécessité. Pour terminer, la culture de lassurance voudrait dire aussi, linstauration de passerelles intelligentes entre les préoccupations profondes des citoyens et ce besoin légitime de sassurer contre les aléas de la vie, de la nature et des situations engendrées par les comportements humains.8 Tableau n°1/positionnement du marché algérien des assurances vie en 2007 par rapport aux pays maghrébins et arabes.9
Malgré la libération du secteur des assurances, ce dernier ne représente en termes de pénétration que 0,57% du PIB national en 2007, dominé par les branches « automobile » et « risques industriels ». * Chef de Projet au Secrétariat Permanant du Conseil National des Assurances
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