Actualité | La crédibilité de notre société repose sur le règlement rapide de sinistres |
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| 31-12-2009 | |
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Le Phare : Quand est-ce que Salama Assurances Algérie a commencé ses activités dans le marché algérien des Assurances ? M. Ahmed Hadj Mahammed : La société Salama existe depuis 2000. Elle avait commencé ses activités sous le nom dAl Baraka Oua al Amane. Après son intégration en 2004 au Groupe Salama - Islamic Arab Insurance Company, spécialiste et leader des assurances islamiques Takaful et Retakaful, elle a pris en 2006 la dénomination de Salama Assurances Algérie. Ce groupe possède des filiales implantées en Tunisie (réassurance), en Algérie, en Arabie Saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Bahrein, en Egypte, au Sénégal et en Jordanie. Le Phare : Quels sont, aujourdhui, les principaux indicateurs de croissance de la société Salama ? M. Ahmed Hadj Mahammed : Salama Assurances connaît depuis 2006 une croissance appréciable dans le marché algérien. En termes de réseau, elle est déjà à 153 points de vente répartis à travers le territoire national et elle devrait dans les trois à quatre prochaines années davantage renforcer son implantation géographique. Le Phare : Quelles parts de marché Salama détient-elle actuellement ? M. Ahmed Hadj Mahammed : Salama Assurances détient actuellement 3% de parts de marché dans un marché qui, faut-il le rappeler, est dominé par les assureurs publics. Son portefeuille est constitué en majorité de clients particuliers automobiles et des PME. Le Phare : Quelle est la particularité des produits de Salama. Pourquoi parlez-vous dassurances Islamiques ou « Takaful »? M. Ahmed Hadj Mahammed : Les assurances « Takaful » désignent des produits en accord avec l'éthique de l'islam, et sont basées sur deux principes fondamentaux : lassurance sous forme coopérative, la prohibition de lintérêt et la responsabilité sociale de linvestissement. Le Phare : Quelle sera la place pour les assurances islamiques en Algérie ? M. Ahmed Hadj Mahammed : Deux réponses à cette question : la première est que le marché des assurances devrait connaître un fort développement dans les dix prochaines années. La deuxième est que lassurance Takaful, qui a démarré au Soudan et en Malaisie est en pleine croissance dans les pays du Golfe et en Arabie Saoudite. Le Phare : La profession dassurance dépend beaucoup de la qualité du service au client. Quapporte Salama à sa clientèle ? M. Ahmed Hadj Mahammed : La crédibilité de notre société repose sur le règlement rapide des sinistres ; en effet, plus de 51% des encaissements en moyenne sont réservés chaque année au paiement des sinistres, ce qui représente une des meilleures moyennes du marché. En 2007-2008, la société a créé 06 centres de services dédiés à la prise en charge rapide des assurés, en termes daccueil, dexpertise de leurs véhicules accidentés et dindemnisation immédiate. Cette approche permet de fidéliser la clientèle et de vendre dautres assurances (logement protection familiale,
). M. Ahmed Hadj Mahammed : Salama Assurances ne peut pas échapper aux tendances du marché. Néanmoins, sa politique consiste à fidéliser la clientèle automobile qui constitue un vecteur exponentiel pour la vente des autres types dassurances. Le Phare : La législation algérienne sest enrichie dune nouvelle loi en 2006 qui oblige les assureurs à séparer dès 2011 l «assurance dommages » de lassurance de personnes. Comment voyez-vous lavenir de cette branche dans le cadre de cette spécialisation ? M. Ahmed Hadj Mahammed : Lassurance-vie qui est en effet une branche qui génère une épargne longue, dépasse les 55% des encaissements à léchelle mondiale. En Algérie, elle est exploitée jusquà présent dans un contexte « multi branches ». La Loi N°06/04 du 20/02/2006 complétant et modifiant lordonnance N° 95/07 a instauré cette spécialisation qui sera effective à partir de 2011. Le Phare : Et la pratique de la bancassurance ? M. Ahmed Hadj Mahammed : La bancassurance obéit à la loi de 2006, cependant un rapprochement avec les banques doit permettre à ces dernières dutiliser un potentiel important afin de vendre les produits des assurances via le réseau bancaire quil faudra préparer et former au mieux dans la vente des services des assurances. Cette pratique possède un avenir certain sur le marché en Algérie. Le Phare : Quelles sont les perspectives de développement du marché des assurances en Algérie ? M. Ahmed Hadj Mahammed : Le marché Algérien des assurances recèle dénormes potentialités dont lexploitation demeure très insuffisante, notamment au niveau de ce que jappelle « les vrais marchés de lassurance », en loccurrence ceux concernant les assurances dommages des particuliers (habitations commerces professions indépendantes Pme,
) et les assurances de personnes. |