Actualité | Ciar … les clés d’une réussite |
|
|
|
| 31-12-2009 | |
|
En Algérie, lindustrie de lassurance renforce dannée en année son rôle majeur dans la collecte de l'épargne. Par Karim Kacha En 2008, le chiffre daffaires du secteur a atteint les 67,6 milliards de dinars (hors acceptations internationales de la CCR) contre 53,6 milliards de dinars pour 2007, soit une augmentation de 26,1% (sources Cna). Le marché des assurances reste toujours dominé par les entreprises publiques traditionnelles qui détiennent 65% de parts de marché (en baisse de 4% par rapport à 2007). Cest dire lavancée notable des nouvelles compagnies créées depuis 1995 qui en détiennent 35%. La branche Automobile a connu en 2008 une croissance de 20,9% contre 15,8% en 2007 et 12,7% en 2006, représentant ainsi 43,8% du chiffre daffaire du secteur. Il faut signaler que les garanties facultatives (non obligatoires) représentent les (3/4) du marché de l'assurance automobile (sources Cna). Malgré le fait que ces résultats soient appréciables, comparés aux potentialités du marché, ils demeurent très faibles. La contribution des assurances dans l'investissement en Algérie est de l'ordre de 3% seulement, alors que dans les pays développés elle participe à hauteur de 70% dans les investissements, soit beaucoup plus que les banques (source Cna). Ceci est dû, sans conteste, au fait que les produits dassurance dommages et vie destinés aux ménages et aux particuliers demeurent ignorés des consommateurs Algériens en labsence dune communication adéquate et de réseaux de vente adaptés à leur comportement. Aujourdhui, les professionnels sont résolus à introduire une dose supplémentaire de prévoyance dans la culture de lAlgérien à travers les différentes campagnes de sensibilisation. Il est nécessaire de propulser lassurance de manière générale et celle volontaire en particulier, et ce, à travers : Pour lheure, le développement de cette branche reste en deçà des attentes. Les produits dassurance-vie qui génèrent une épargne de longue durée, connaissent actuellement des résultats insignifiants. Si les activités inhérentes aux assurances de dommages bénéficient de limpact des obligations institutionnelles, il nen est pas de même pour les assurances de personnes dont lexploitation est jusquà présent restée en marge desdites assurances de dommages après plus dune décennie de la libéralisation du secteur. Lavenir des assurances de personnes dans le marché Algérien reste très prometteur dans la mesure où la mise en place dun système dexploitation incitatif permettra de réveiller les besoins latents des ménages en matière dépargne, de précaution et de sécurité économiques face aux incertitudes de lavenir. Quen est-il de la Ciar ? La croissance relevée dans le secteur est constatée également à la Ciar (Compagnie Internationale dAssurances et de Réassurance), société par actions au capital social de 4 Milliards 167 Millions de DA dont les résultats dannée en année témoignent de l'efficacité de ses plans d'actions stratégiques soutenus par des réassureurs de renommée mondiale classés AA par lagence de notation Standard & Poors. Son chiffre daffaires caractérisé par une évolution constante soriente dannée en année vers le développement des assurances des particuliers, des Pme/Pmi et des produits Vie (voir graphique ci-après)
Cette croissance continue sexpliquent par lesprit dinnovation et la liberté dinitiative de son encadrement, le professionnalisme et la stabilité de son réseau, ainsi que la conduite éclairée de son Président Directeur Général.
Aussi et en sa qualité dintervenant dans le marché, la Ciar propose une nouvelle alternative aux assurés en termes de nouveaux produits et de services plus adaptés à leurs besoins, de qualité de la prestation et de crédibilité. Ceci constitue pour La Ciar des atouts se traduisant sur le terrain par une meilleure performance en matière dexploitation dun marché porteur dinnombrables potentialités inexploitées dans les segments dassurance des risques des particuliers, des Pme/Pmi et des assurances de personnes (dont la filialisation est imminente). Son développement a fortement contribué à la concrétisation de sa stratégie de développement en confirmant davantage sa position de leader dans le secteur privé. Et les risques catastrophique ? La dernière décennie est caractérisée par de grandes catastrophes naturelles (tremblements de terre de Boumerdès, inondations de bab El oued et Ghardaia, En dehors de tout cynisme, les grands sinistres catastrophiques devraient rappeler à nos clients la nécessité de l'assurance. Dans ce contexte, la Ciar sest distinguée par lenrichissement de sa panoplie de garanties en direction des particuliers pour la couverture de leurs mobiliers personnels contre les évènements catastrophiques (les tremblements de terre ; les inondations etc ) non couverts par la garantie CATNAT. Pour rappel, lassurance des catastrophes naturelles (CATNAT) instituée par lordonnance 03-12 du 26/08/2003 (JORA n°52 de 2003) ne prend en charge que les dommages affectant les biens immobiliers (immeubles, constructions individuelles, bâtiments à usage professionnel) suite à une catastrophe naturelle (événement naturel dintensité anormale déclaré comme tel par les pouvoirs publics). Conclusion Après tant dannées dexercice, il est temps de procéder à un véritable diagnostic du domaine des assurances en Algérie pour identifier ses faiblesses et déterminer les tâches à accomplir pour promouvoir la créativité et la flexibilité face à une réalité en perpétuel mouvement. Une telle tâche nécessite la formation des opérateurs dans ce secteur. La nouvelle stratégie devrait reposer sur un ensemble dactions précises, quantifiées sur la base dune observation réfléchie et dune évaluation objective de lhistorique des réalisations et la détection ciblée des insuffisances, ceci en adéquation avec les instructions et orientations de la tutelle (Ministère des finances). Le développement implique aussi un net changement de comportement orienté vers le respect de la déontologie de la profession. Cest également pouvoir prendre des risques, oser pour faire la différence car la peur de léchec na jamais été un catalyseur de lentreprenariat ni un outil de productivité ou de compétitivité. De telles actions et dautres adressées au grand public à loccasion de différentes manifestations économiques, culturelles et sportives peuvent transformer le secteur. Ainsi, le secteur des assurances, mobilisateur dimportants capitaux, pourrait se repositionner comme opérateur économique capable dapporter une contribution efficace et une plus grande dimension à lessor économique du pays ■ |