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Partenaires : Quelle est la différence entre l’activité d’un agent général et celle d’un courtier ?

Maddi El Hadi : Le courtier et l’agent général sont tous les deux des intermédiaires d’assurances. Le métier de courtier est assez nouveau en Algérie où le marché des assurances commence à s’ouvrir. Contrairement au courtier qui travaille pour le compte de plusieurs compagnies d’assurances, l’agent général est mandaté par une seule compagnie d’assurance à la fois. L’agent général a pour missions de prospecter et de gérer les contrats d’assurances au profit de la compagnie avec laquelle il est lié. Il assure, en fait, la fonction de chef d’agence, à la différence qu’il perçoit ses rémunérations à la commission. Il existe actuellement quelque 500 agents généraux d’assurances et une vingtaine de courtiers.

Très faible profitabilité, stagnation qualitative de l’offre et essoufflement du marché, le secteur des assurances en Algérie semble connaître aujourd'hui les limites d’une ouverture dont les conséquences étaient pourtant perceptibles dans les années 1990 à travers, notamment, la multiplication des acteurs publics et privés. Le constat des professionnels est sans équivoque : la tendance actuelle est à la baisse générale des rendements financiers des compagnies d’assurances ainsi qu’à l’inadaptation de leurs produits et aux baisses tarifaires injustifiées qu’elles pratiquent.

Tant attendue, la réforme du secteur des assurances est amorcée. Une nouvelle loi a été en effet adoptée début janvier 2006. Un texte qui a pour but l’amélioration de la protection des intérêts des assurés ainsi que le renforcement du contrôle des compagnies d’assurances en vue de leur conférer un rôle prépondérant dans le développement économique Cette législation amendant et complétant l’ordonnance du mois de janvier 1995 sur les assurances vise, selon les termes du ministre des Finances, à imprimer une nouvelle dynamique à ce secteur par le renforcement de la sécurité financière et la promotion de la bonne gouvernance des compagnies d’assurances ainsi que la réorganisation des mécanismes de contrôle.

Une dizaine d’années après l’adoption du décret à l’origine de l’ouverture du marché des assurances aux privés, ce secteur n’a toujours pas atteint les objectifs assignés. Beaucoup d’Algériens ne croient toujours pas en l’efficacité de l’assurance sous quelque forme que ce soit ; et même si la branche de l’assurance automobile est la plus demandée, elle souffre toutefois du manque de financements. L’assurance logement reste, quant à elle, la branche la moins dynamique, en dépit de la particularité sismique du nord de l’Algérie et de la politique de sensibilisation entreprise à la fois par les autorités et les différentes compagnies d’assurances algériennes.

Introduction

Les fonctions de réduction des risques et de protection des revenus, auxquelles est destinée l’activité des assurances, confèrent a celle-ci un rôle essentiel dans la stimulation de l’action économique des agents.

La réforme du système bancaire algérien se pour suit. Après le cadre réglementaire et l’assainissement de la place bancaire, c’est au tour de la modernisation de l’outil technique d’enregistrer des évolutions.

Analyse par branche

Le chiffre d'affaires réalisé par le secteur durant ce 1er trimestre 2006 est estimé à 11, 7 Milliards de Dinars. Au cours de cette période, la structure du marché a légèrement changé.

La Société Générale a été la première banque française à s’installer en Algérie. C’était  le 29 mars 2000. Depuis, Société Générale Algérie (SGA) emploie quelque 270 personnes et pour- suit un ambitieux programme de développement qui devrait conduire à la création, d’ici à 2007, d’une quarantaine d’agences à travers l’ensemble des principales villes d’Algérie. Durant la même année, la filiale du groupe Banque populaire Natexis (créée en 1999) s'installe à Alger et s'oriente exclusivement vers les entreprises en axant sa politique sur le financement des importations et exportations.

Le groupe bancaire français BNP Paribas a lancé ses activités en Algérie en 2002. En plus du  développement de l'activité bancaire traditionnelle, sa filiale Cetelem, numéro 1 en Europe, vient de faire son entrée dans le marché du crédit à la consommation par la création d'une filiale de droit algérien. Selon son P-DG, François Villeroy de Galhau, qui a signé l'accord d'installation à l'occasion de la visite du ministre français de l'Economie et des Finances,